BOURG-La-REINE (Hauts-de-Seine)



BOURG-la-REINE 

Km=562 

Jeudi 24 août 1944

 

 

La Division Leclerc, débarquée d’Angleterre le 1er août 1944, est autorisée à marcher sur Paris.
La Résistance est active à Bourg-la-Reine, nous le rappelons chaque année. Les 23 et 24 août, les résistants Réginaburgiens assurent la liaison avec les troupes du Général Leclerc qui progressent vers Antony et Massy.
Mais c’est l’incertitude qui domine. Le bruit sourd des canons se rapproche. Les soldats de la Wehrmacht sont nerveux. Ils parcourent les rues de la ville en tirant en l’air, pour contraindre les habitants à rester chez eux.
Le 24 août 1944, les premiers éléments blindés conduits par le Général Leclerc arrivent à la Croix de Berny.
De violents combats opposent la 2ème DB à plusieurs batteries allemandes, les fameux «Flak». Progressant en direction de l’entrée sud de Bourg-la-Reine, vers 20h, le char Elchingen II est détruit par un canon antichar allemand, embossé au carrefour de l’Avenue Galois et de la Grande Rue, sur l’actuelle Place de la Libération.
Les FFI épaulés par un second char, le char Iéna, de la deuxième DB neutralisent la pièce d’artillerie allemande, un canon de 88.

Présent lui-même à la Croix de Berny, le Général Leclerc donne l’ordre de reporter l’offensive au lendemain.
Sur la suggestion d’un habitant, il demande au Capitaine Dronne de contourner Bourg-la-Reine par Fresnes, l’Hay-les-Roses et Cachan. Se conformant à ces ordres, celui-ci entre dans Paris, le 24 août à 20h45 et à 21h22, prend position Place de l’Hôtel de Ville.

Le 25 août 1944, vers 4 heures du matin, dans un brouillard épais, la colonne blindée stationnée à la Croix de Berny se met en mouvement vers Paris. Les premiers pelotons traversent Bourg-la-Reine vers 5 heures, sous l’autorité personnelle du Général Leclerc. Dans tous les quartiers de Bourg-la-Reine, on annonce: «Ils sont là!».

En cinq minutes, une foule immense se presse dans la Grande Rue… la liesse, l’enthousiasme sont indescriptibles… les chars et les automitrailleuses surgissent… c’est à celui qui touchera la main de ces héros!
Les troupes continuent de défiler une partie de la matinée.
Quelques heures plus tard, Paris est libérée.

(Extrait du discours d’inauguration de la Borne Voie de la 2e DB prononcé par Mr Jean-Noël CHEVREAU, Maire de Bourg-la-Reine)

Un 88 fait barrage
Place Croix-de-Berny, noeud routier stratégique, les Allemands ont installé un canon ravageur sur les blindés – un antiaérien de 88 – pointé sur la nationale. Au bout de plusieurs heures, décision est prise de le neutraliser par une manoeuvre de flanc. Le capitaine Witasse et ses hommes sont guidés par des résistants antoniens parfaits connaisseurs du terrain, dont le policier Gaudry. Ils empruntent la rue Velpeau et remontent par l’ex-RN 186. Là, le char Sherman anéantit le canon 88 autour de 18 heures. De l’autre côté de la Croix-de-Berny, des résistants pénètrent dans le stade de l’US Métro et coupent les liaisons entre les Allemands quittant la Croix-de-Berny et ceux retranchés dans la prison de Fresnes.

L’appui des résistants locaux
Le verrou de la Croix-de-Berny a sauté. Mais à l’entrée de Bourg-la-Reine, un autre canon 88 allemand détruit un char avant d’être mis hors d’état de nuire. Il est 19 h 30 quand le général Leclerc renonce à atteindre la capitale par la N20, itinéraire trop dangereux. Depuis l’actuelle rue Jean Moulin, il ordonne au capitaine Dronne de foncer vers Paris en passant « par où vous voudrez ». Ce sera par l’Haÿ-les-Roses. 150 hommes de la 2e DB atteindront la place de l‘Hôtel de ville à Paris vers 21 h 30… Pendant ce temps, à Antony, soldats et habitants partagent la liberté recouvrée. Non sans morts. Trois hommes de la 2e DB sont tombés dans la ville. Les combats ont fait huit morts et quarante-deux blessés dans la population. L’aide de la résistance locale, conduite par Henri Lasson, aura été fort précieuse. Les résistants auront fait quelque 70 prisonniers durant cette journée. La stèle du souvenir inaugurée cet été au carrefour de la Croix-de-Berny, qui porte désormais le nom de place du Général De Gaulle, est un hommage à tous ces combattants de la liberté.

(Source : Ville d’Antony)

 
 

 

Dans Antony, la colonne Putz est de nouveau bloquée par un barrage sur l’axe défendu par un canon de 88mm en position au carrefour de la Croix-de-Berny. Le Bautzen de la 2/2 est atteint par un de ses obus, qui ricoche ne provoquant que de légers dégâts au char.

Par une manoeuvre de contournement, la 2e Compagnie parviendra finalement à faire taire le canon de la Croix-de-Berny et, vers 19h00, la progression pourra enfin reprendre.
A moins d’un kilomètre à l’Est, le sous-groupement Warabiot se lance à l’attaque de la prison de Fresnes, dont l’entrée est elle aussi défendue par un canon de 88mm protégé par des détenus allemands réquisitionnés.
La 3/3 de l’aspirant Christen, progresse vers l’entrée avec le Grand-Couronne, le Hartmannswillerkopf et le Notre-Dame de Lorette. Ses deux autres chars (Dixmude et Yser) sont restés en couverture à l’Est. Peu avant 19h00, à une centaine de mètres de l’entrée de la prison, le Grand-Couronne reçoit 5 coups sur le glacis avant et sur le flanc gauche sans causer de victimes. Sur un autre axe La Marne, soutenu par le Uskub, progresse vers l’entrée sud de la prison quand il est atteint à courte distance par un obus de 88mm.

Le caporal Geoffroy de La Roche (tireur) et le chasseur Georges Landrieux (aide-pilote) sont tués, le sous-lieutenant Jacques Herry (chef de char), le caporal Pierre Sarre (pilote) et le chasseur Christian Dorff (radio-chargeur) sont gravement blessés. En retrait sur l’axe Est, le Notre-Dame de Lorette reçoit 2 coups qui causent de légers dégâts puis il enfonce le mur de la prison et vient percuter le canon de 88mm avant d’enfoncer un autre mur et de finir sa route dans la Bièvre. Le chasseur Amar Fassi de la CHR est également tué lors des combats de Fresnes.

La succession de barrages à reconnaître et à ouvrir, de résistances à réduire, a entraîné un retard important sur la marche du GTV et provoque des embouteillages. Le général Leclerc venu à pied d’Antony s’impatiente.

Vers 18h30, le capitaine Dronne qui a reçu l’ordre de se rabattre sur l’axe arrive au carrefour où se trouve le général. Il y reçoit l’ordre de foncer sur Paris. Les chars Montmirail, Romilly et Champaubert de la 1/2 (lieutenant Michard) sont désignés pour faire partie du détachement.
A 20h00, celui-ci se met en route tandis les sous-groupements Putz et Warabiot font leur liaison à la prison de Fresnes. Sur la RN20, la progression reprend en direction de Bourg-la-Reine, le Elchingen II de la 3/2 est en tête de colonne. A 400m de l’entrée sud de Bourg-la-Reine, un obus de 88mm atteint le char qui est immobilisé, le chasseur Jean-Luc Geronimi (aide-pilote) est tué à son poste. Le Eylau qui le suit parvient à museler le canon allemand.
Il est 20h30. Peu après, le repli sur la Croix-de-Berny est ordonné. Le GTV s’y regroupe et s’installe pour la nuit en se préparant pour la journée du lendemain.

Extrait de la Circulaire juillet 2014
ASSOCIATION NATIONALE des ANCIENS
du 501e REGIMENT de CHARS de COMBAT

 

 

BOURG-LA-REINE - Infos

 

 

 

 

EMPLACEMENT de la BORNE

La borne se trouve au 167 bis avenue du Général-Leclerc.